Une balade patrimoniale est organisée le mardi 3 août 2021 à 10h. Le point de départ est au Square Gibot à Bouzillé.
Gratuit et ouvert à tous, sur inscription au 02.40.09.04.13.
Durée : 2h
Une balade patrimoniale est organisée le mardi 3 août 2021 à 10h. Le point de départ est au Square Gibot à Bouzillé.
Gratuit et ouvert à tous, sur inscription au 02.40.09.04.13.
Durée : 2h
Peu visible de la rue d’Anjou, elle était située à l’est de la mairie, sur un emplacement occupé jusqu’à la Révolution, par un prieuré de moines bénédictins dépendant de Saint Florent le Vieil.
Mais, ce sont les jeunes de Bouzillé qui ont payé le plus lourd tribut suite aux guerres napoléoniennes. En Italie, Jean Coiffard à Ancône, Pierre Moreau à Udine, Pierre Davy y ont perdu la vie. La guerre d’Espagne a été fatale à Pierre Guilbault à Pampelune ou à Jean Séché à Valladolid. Les campagnes d’Allemagne, d’Autriche ou de Russie n’ont laissé aucune chance à Louis Bonnin (voir acte de décès) et François Toublanc à Magdebourg, à Mathurin Chupin à Halberstadt, à Jean Bossard à Mayence, à Joseph Guéry à Vienne ou à Jean Toublanc, 19 ans, du régiment de la Garde à Anvers.
Ces édifices religieux font partie du patrimoine de Bouzillé : notre association en a recensé une vingtaine et elle a apposé une plaque explicative pour chacun d’eux.
Pourquoi nos anciens se sont-ils
impliqués dans ces constructions ?
- Dans beaucoup de cas, c’est l’expression des croyances des familles, parfois pour formuler un vœux, comme le retour d’un prisonnier de guerre en Allemagne, parfois pour remercier de la guérison d’un malade.
- Une croix peut être aussi élevée pour commémorer un épisode tragique : on pense à la croix René Albert, jeune de Saint Laurent du Mottay, abattu par les Allemands en août 1944.
- Un
calvaire a une signification politique, dans le cas de la croix de Gibot
financée par le conseil municipal, en signe d’opposition au régime en place à
l’époque.
-
Enfin, les croix de mission marquaient la clôture de ces temps forts de la vie
religieuse des paroisses. Elles sont spectaculaires et marquent le paysage.
Les matériaux diffèrent : du métal de la croix de Gibot, au bois du calvaire du Fossé Neuf ou au béton des croix de mission.
Si on remonte dans
le temps, deux édifices méritent notre attention :
- le calvaire du
Fossé Neuf, près de la Cabane : daté de 1781, il a été relevé plusieurs
fois.
- la très belle croix du Fresne, en granite, ajourée en son
centre. C’est l’ancienne croix du cimetière. Posée en 1879 au carrefour
de la Paragellerie et du Fresne, elle avait été déplacée en 1996 sur un terrain
mis à disposition par Gilles Brevet. Suite à une opération immobilière, elle va
être placée dans un lieu où elle ne risque pas de gêner le voisinage.
Issus d’une vieille famille noble du nord de la Bretagne, les Sioc’han de Kersabiec s’installent aux Grandes Rheinières au début des années 1820.
En 1826, le comte Charles de Kersabiec
(1797-1854) fait partie des dix propriétaires les plus imposés de Bouzillé. Il
est nommé maire de la commune en 1827 secondé par son adjoint, un nommé
Courgeon. Il démissionne en octobre 1830. Farouche partisan du roi
Charles X, il refuse de prêter serment au nouveau roi Louis-Philippe. Il est
alors remplacé par le comte Luc-Jean de Gibot.
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| Des gueules à l'annelet d'or traversées par 4 fers de lance réunis en sautoir |