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lundi 15 février 2021

Des Bretons à Bouzillé

 Issus d’une vieille famille noble du nord de la Bretagne, les Sioc’han de Kersabiec s’installent aux Grandes Rheinières au début des années 1820.

En 1826, le comte Charles de Kersabiec (1797-1854) fait partie des dix propriétaires les plus imposés de Bouzillé. Il est nommé maire de la commune en 1827 secondé par son adjoint, un nommé Courgeon. Il démissionne en octobre 1830. Farouche partisan du roi Charles X, il refuse de prêter serment au nouveau roi Louis-Philippe. Il est alors remplacé par le comte Luc-Jean de Gibot.

Très vite, la famille de Kersabiec se trouve mêlée aux derniers soubresauts de la chouannerie dans la région d’Ancenis. En effet, la duchesse du Berry, Marie-Caroline, veut placer son fils Henri sur le trône de France et considère Louis-Philippe comme un usurpateur. Elle essaie alors de soulever la région. Charles, son frère Dunstan et son cousin Amédée participent militairement à cette révolte, mais l’aventure se termine mal : les Kersabiec sont arrêtés entre la Boissière sur Evre et Saint Rémy en Mauges. Ils sont emprisonnés à Saint Florent le Vieil.

De gueules à l’annelet d’or                   Les Kersabiec quittent les grandes Rheinières et, en 1849, traversé par quatre fers de lance        on n’en trouve plus trace sur la commune de Bouzillé. réunis en sautoir.
Des gueules à l'annelet d'or traversées
par 4 fers de lance réunis en sautoir

Une autre Kersabiec, Stylite, a accompagné la duchesse du Berry jusqu’à son arrestation rocambolesque : cachées dans une maison à Nantes, derrière la plaque d’une cheminée, elles sont obligées de se rendre quand les gendarmes y mettent le feu.

 


dimanche 20 décembre 2020

Les grandes Rheinières




Si vous vous promenez sur la route qui relie la Braudière à la Boisardière, vous ne pouvez manquer l’une des plus belles demeures du patrimoine buzilliacéen : les Grandes Rheinières.

On trouve le lieu orthographié de plusieurs façons. La carte de Cassini, à la fin du XVIIIème siècle l’écrit Rignières. On va trouver plus tard les Rinières, les Resnières, les Rainières ou les Reinières.

Il n’est pas étonnant que cet ensemble ait attiré les notables de Bouzillé et des environs. La plus ancienne trace d’occupation date du milieu du XVIIIème siècle avec Marie Goyneau de Saint Martin. En 1781, Brichet, président du grenier à sel de Saint Florent le Vieil y est établi. Il est remplacé, au début de la Révolution, par Louis Delaunay, trésorier au district de Saint Florent, puis par un nommé Chicoteau, homme d’affaires des moines de Saint Florent.

En 1810, on trouve trace, aux archives, du maire de Bouzillé, Joseph d’Andigné. En 1817, il est fait mention de François Mangar, notaire. Au début des années 1820, les Sioc’han de Kersabiec s’installent aux Grandes Rheinières. (Nous reparlerons de cette famille dans un prochain article).

Dans la deuxième moitié du XIXème siècle, c’est la résidence de Théophile Angebault qui gère les fours à chaux de Bouzillé avec les frères Gontard. En 1883, les archives signalent la naissance aux Grandes Rheinières de Yvonne Allard de Grandmaison dont l’arrière-grand-père était receveur de gabelle à Amboise.

Au début du XXème siècle, c’est une autre famille Allard qui occupe les lieux. Beaucoup se souviennent de Jean et de sa fille Marie-Thérèse. Depuis quelque temps, un jeune couple a entrepris des travaux de restauration qui vont permettre aux Grandes Rheinières de retrouver leur splendeur d’antan.