lundi 9 septembre 2019

Journées du patrimoine


Samedi 21 et dimanche 22 septembre 2019

De 14 h. à 18 H.

Visite commentée
de la maison des Souvenirs.
Rue d’Anjou à Bouzillé


Entrée gratuite.



lundi 26 août 2019

La place du lavoir

Dans notre série « les cartes postales du vieux Bouzillé », nous voici au bas de la rue des Mutreaux, face à la place du Maréchal Joffre, appelée autrefois la place du lavoir. 
En effet, à cet emplacement existait un lavoir, alimenté par le ruisseau du Chaput, creusé dans la deuxième partie du XIXème siècle. En 1955, il a été remplacé par un lavoir en ciment, lui-même démoli en 1977, lorsque les machines à laver ont fait une entrée en force dans les maisons du bourg. A la place, le parking a été tracé.
 
De prime abord, le paysage n’a pas beaucoup changé. L’église domine majestueusement cette partie du bourg. 
A gauche de la photo, se dresse toujours la belle maison construite pour sa fille par Théophile Brochet dont on retrouve les initiales TB sur les ferrures de la cheminée.
Pourtant, toute une activité commerciale et artisanale a disparu de ce quartier du village. Il y a bien longtemps que l’hôtel-restaurant tenu par P. Morinière dans la maison Brochet a fermé ses portes. Il en reste une inscription « hôtel » sur la façade nord, du côté de la supérette.
Au milieu de la photo, n’existent plus les ateliers de Mélie Goguet, une forte femme, veuve de guerre. Ses ouvrières ont travaillé d’abord pour le cartonnage de l’entreprise Giraudet d’Ancenis puis pour l’usine de chaussures de la Sacair de Saint Macaire en Mauges.
A droite de la photo, près de la charrette, Pierre Plard exerçait la profession de forgeron. Après la guerre 39-45, la forge a été transférée entre la rue d’Anjou et la rue de Verdun.

samedi 3 août 2019

Comme on fait son lit, on se couche !

En général, autrefois, les fermes vivaient en autarcie surtout pour la nourriture mais aussi pour la literie.
Les lits campagnards étaient ainsi composés :
  • Un grand sac en forte toile,  coutil,  rempli de paille,  paillasse,  ou de balle d’avoine plus douce que celle du blé,  balline,
  •  Un deuxième sac plein des duvets séchés des volailles, couette. Les oreillers étaient aussi bourrés des petites plumes et étaient recouverts d’une ensouillure, taie. Les draps de grosse toile étaient tissés avec de la filasse, fibres extraites de l’écorce du chanvre broyé,
  •  Un matelas, couvre-pied,garni de laine de mouton cardée. 
Quand c’était nécessaire, la ménagère faisait mettre de côté paille ou balle au moment des batteries et avait soin de faire sécher le duvet des volailles qu’elle sacrifiait pour un repas.

Le tout était posé sur des lattes de bois épaisses et solides. Au-dessus du lit, une barre de fer soutenait un baldaquin ciré comme le bois du lit. Des rideaux y étaient accrochés et, le soir, on les fermait pour protéger l’intimité, le sommeil des dormeurs et garder une chaleur toute relative dans les grandes pièces de l’époque chauffées simplement par la cheminée dans la journée.

jeudi 11 juillet 2019

A l'assaut du donjon de la Bourgonnière !

Le 15 juin 2019, le groupe d’histoire locale et du patrimoine s’est donné rendez-vous à la Bourgonnière. But de la visite : le donjon du château.

Emmanuel de Saint Pern nous a d’abord décrit la forteresse médiévale avec ses fortifications : pont-levis, mur d’enceinte, meurtrières et les constructions du côté ouest : le logis du seigneur et les bâtiments d’exploitation agricole. Un imposant donjon, construit au milieu du XVème siècle par Jacques du Plessis, domine la basse-cour.

L’escalier hexagonal permet d’accéder aux quatre étages du donjon. Une très belle salle dite « des chevaliers » retient notre attention : voûtée en croisées d’ogives, elle porte les armes de la famille du Plessis : «  D’azur à l’écu d’argent accompagné de huit coquilles de même en orle » ( voir photo).

Un supplément qui n’était pas prévu : Elisabeth de Saint Pern nous entraîne à la découverte de salles méconnues de la chapelle du Saint Sauveur, comme la chambre du chapelain. L’accès à la terrasse et au chemin de ronde permet de découvrir tout le charme de la Bourgonnière.
N’oublions pas, avant de partir, la rencontre avec une colonie de chauves-souris qui ont élu domicile au pied de la tour sud de la chapelle.

lundi 17 juin 2019

Tonneliers et aubergistes



Près du café le Jack’son, est posée une photo prise avant 1948. On y reconnaît Gustave Baron, le père de Gisèle Robin, et son père prénommé lui aussi Gustave, posant sous l’enseigne : « café Baron, tonnellerie ».
Ces artisans étaient nombreux à Bouzillé ; ceci était lié à l’importance de la vigne dans la commune. On était souvent tonnelier de père en fils. Cela a été le cas, au 19ème siècle, des Pommer, René, Olivier et Joseph, des Courgeon, Pierre, Emile et Joseph, des Brochet, Pierre et Olivier ou plus près de nous, des Vincent en bas du bourg.
La profession jouissait d’un certain prestige. Lorsque les préfets nommaient les maires, il leur arrivait de choisir des tonneliers : Olivier Pommer ou Louis Goupil par exemple.
Le dernier artisan à avoir exercé le métier de tonnelier à Bouzillé est Jean Terrien, installé dans la Cour, dont l’activité a cessé au début des années 1970.
Si le nombre de tonneliers était important dans la commune, que dire du nombre de café ? Le Cocorico de novembre 1961 a relevé le nombre de bistrots à Bouzillé. On arrive dans la première partie du 20ème siècle au chiffre ahurissant de 18 estaminets. Ce total doit être quand même être relativisé car ils n’ont pas tous été ouverts en même temps.

mercredi 15 mai 2019

Randonnée sous le soleil

Les éclaircies étaient les bienvenues, en ce mercredi 8 mai, pour la randonnée de printemps organisée par le Groupe d’Histoire Locale et du Patrimoine. Le groupe de 45 promeneurs a arpenté la vallée en passant par le chemin du Cerny jusqu’au pont de la Motte ( photo). Puis retour au Fossé Neuf et, par le chemin des Pierres, arrêt et commentaires au four à chaux de Sainte Catherine (photo). Tout au long du parcours, notre spécialiste, Christophe, a su faire découvrir la flore de la vallée et celle si particulière de la lentille calcaire de Sainte Catherine. Par le sentier nouvellement créé, il est facile pour le groupe, de rejoindre la boire et de terminer ce parcours-découverte dans la bonne humeur autour du verre de l’amitié.


 

lundi 6 mai 2019

Enfant de choeur à Bouzillé

Il y a soixante ans, être enfant de choeur, pour les enfants d’une petite commune comme Bouzillé, c’était une sorte de passage obligé.
Enfant de choeur du dimanche ou de semaine ? Être enfant de choeur de « semaine » était réservé à une partie des enfants du bourg car il fallait « répondre la messe » le matin aux aurores et c’était un peu « l’aristocratie » par rapport aux enfants de choeur du « dimanche » jugés « moins fiables » par le curé car sans doute moins sages. Les enfants de la campagne, de part l’éloignement, ne pouvaient pas assurer le service de semaine.
La tenue, à l’époque, était la soutane rouge et le surplis blanc. La soutane noire était réservée aux sépultures. Il y avait une telle quantité de boutons que mercredi était souvent avec jeudi.

L’enfant de choeur de semaine devait « répondre » la messe le matin à sept heures, du lundi au samedi. Il faut l’imaginer, les matins d’hiver, se rendant à l’église dans le froid et l’obscurité. Seul, il préparait les burettes, flacons d’eau et vin nécessaires à l’office et répondre à la liturgie en latin que nous ne comprenions d’aucune manière. Le remplissage des burettes ? La fourniture de l’eau ne posait aucun problème. Celle du vin était autrement compliquée : si la bouteille était vide, il fallait en chercher une nouvelle dans la cave du presbytère profonde et angoissante à souhait. Il est arrivé qu’un « choriste » pris au dépourvu compléta la burette de vin avec de l’eau. Cela n’échappa pas au père curé qui, sans évoquer de blasphème, colla une belle paire de gifles au malheureux gamin.

A cette époque, les liturgies étaient nombreuses, les enfants de choeur de semaine, scolarisés en primaire, « séchaient » les cours pour participer aux sépultures ; les baptêmes et les mariages étaient souvent fixés au dimanche ou au samedi.

Les moments importants de la liturgie tels que la Semaine Sainte, Pâques ou Noël mobilisaient grandement la troupe des enfants de choeur . Tout gosses qu’ils étaient, ils devaient transporter les livres nécessaires à la cérémonie. Il advint, qu’un jour, le livre passa par-dessus la tête du servant pour finir au bas de l’autel. Nous savions que si l’officiant donnait du talon sur le plancher de l’autel, c’est qu’il était mécontent du service et, à l’issue de la cérémonie, alignés dans la sacristie, nous attendions le verdict et le châtiment, souvent « un bon savon ».

Toute peine méritant salaire, les enfants de choeur « faisaient la quête » à l’issue des baptêmes en plus des dragées. L’argent récupéré et gardé au presbytère était redistribué chaque trimestre. Les sommes étaient on ne peut plus modestes, mais pour nous, c’était quelque chose d’important.
La tournée des « œufs de Pâques » était un moment « phare » dans la vie d’un enfant de choeur. La semaine précédent Pâques, nous partions trois ou quatre jours parcourir la commune, solliciter chaque maison pour récolter des œufs, des friandises ou quelque menue monnaie. C’était l’occasion d’une grande balade ponctuée de tout ce qui pouvait passer dans la tête de gamins de dix ans, avec l’angoisse ou le désir de rencontrer les enfants de choeur des communes voisines pour une bataille rangée du style de « la Guerre des Boutons », ce qui n’est jamais arrivé.

Enfin, et cela concerne des souvenirs plus personnels : au début des années 60, l’abbé Besnard nous offrit un voyage à Lourdes. Nous descendîmes dans les Pyrénées : cinq enfants de choeur plus le père curé dans une Dauphine Renault ! Séjour incroyable pour nous qui n’avions jamais voyagé. Le séjour concocté par le père Besnard était largement plus touristique que religieux mais personne ne s’en plaignit.

Ces souvenirs sont forcément incomplets ou peut-être erronés, mais c’est ce que j’ai pu en retenir. Certains, j’en suis sûr s’y retrouveront.