Affichage des articles dont le libellé est estaminets. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est estaminets. Afficher tous les articles
mardi 9 novembre 2021
Artisans et commerçants à Bouzillé dans les années 1950
Les listes électorales donnent des renseignements précieux sur les métiers des Buzilliacéens. Celles de 1946 et de 1953 sont d’autant plus intéressantes qu’elles intègrent les femmes qui ont voté pour la première fois en 1945. Par contre, le droit de vote étant fixé à 21 ans, les jeunes artisans et commerçants ne sont pas notés sur ces listes.
Les métiers du bois étaient bien représentés : le charron, Clément Laurenceau, les charpentiers avec la famille Gaudin et les frères Bondu, les menuisiers : Maurice Dandé père et fils, le tourneur, Joseph Lebrun. Ajoutons à la liste, le vannier Joseph Bossard et la vannière du Fossé Neuf, Madeleine Terrien.
Le textile occupait aussi bien des gens, à commencer par les tisserands : il en restait encore quelques uns : Pierre Viau, Joseph Bondu et Jean Macé. La famille Augereau, de Ferdinand à Noël, employait des ouvrières dans l’atelier de tailleurs à côté de l’église. Les couturières étaient nombreuses : 16 sur la commune. Fernande Morinière tenait la mercerie, Raymonde Neau était modiste-chapellière et Marie Dugast brodeuse.
L’agriculture fournissait du travail : Paul Robin, le grainetier, parcourait la campagne et les forgerons s’activaient : Louis Aillerie, Jean Blanchard, Joseph Fouchard, Joseph Neau, Pierre Plard, André Rideau. (voir photo). Moïse Sevet occupait une profession qu’on ne trouve plus : il était à la fois trieur, pour les céréales, « saigneur », pour les animaux à abattre et éventuellement coiffeur.
Chacun trouvait alors de quoi se nourrir sur la commune : les boulangers, Henri Pelé et André Haie, le boucher François Poilâne et le marchand-primeurs Raoul Moreau. Quant à l’épicerie, il y avait l’embarras du choix : une douzaine en 1946. N’oublions pas les cafés : après la guerre, dans le bourg, on avait le choix entre les cafés Baron, Monnier, Houdebine, Gravouille et Robin, nombre respectable mais bien loin des 18 estaminets recensés au début du XXème siècle sur le territoire de la commune.
Pourtant, des évolutions se font jour : 1953 marque le début du déclin du commerce et de l’artisanat.
Le nombre d’épiceries diminue : il n’en reste plus que 9. Les sabotiers ont disparu : Joseph Coiffard, père et fils, n’exercent plus. Il n’y a plus qu’un cordonnier, Bernard Allard. Des nombreux tonneliers qui ont, à la fin du XIXème siècle, occupé une grande place dans la vie communale, il ne reste que les frères Vincent, Victor et Claude et Jean Terrien.
Certaines professions, liées au cheval, disparaissent : Henri Haie sera le dernier bourrelier et Louis Houdebine, le dernier bourrelier.
Les Buzilliacéens sont de plus en plus nombreux à trouver du travail dans l’industrie, en particulier, celle de la chaussure. Si on y ajoute le développement des grandes surfaces, la généralisation de l’automobile et les constructions en lotissement à la périphérie, la vie joyeuse du bourg liée aux boutiques et ateliers va y perdre de sa saveur.
Libellés :
artisanat,
boulangerie,
Bouzillé,
cafés,
charpentier,
commerces,
couture,
épicerie,
estaminets,
histoire locale,
menuisier,
textile,
vannerie,
vieux métiers
lundi 17 juin 2019
Tonneliers et aubergistes
Près du café le Jack’son, est posée une photo prise avant 1948. On y reconnaît Gustave Baron, le père de Gisèle Robin, et son père prénommé lui aussi Gustave, posant sous l’enseigne : « café Baron, tonnellerie ».
Ces artisans étaient nombreux à Bouzillé ; ceci était lié à
l’importance de la vigne dans la commune. On était souvent
tonnelier de père en fils. Cela a été le cas, au 19ème siècle,
des Pommer, René, Olivier et Joseph, des Courgeon,
Pierre, Emile et Joseph, des Brochet, Pierre et Olivier ou
plus près de nous, des Vincent en bas du bourg.
La
profession jouissait d’un certain prestige. Lorsque les préfets
nommaient les maires, il leur arrivait de choisir des tonneliers :
Olivier Pommer ou Louis Goupil par exemple.
Le dernier artisan à avoir exercé le métier de tonnelier à
Bouzillé est Jean Terrien, installé dans la Cour, dont
l’activité a cessé au début des années 1970.
Si le nombre de tonneliers était important dans la commune, que dire
du nombre de café ? Le Cocorico de novembre 1961 a relevé le
nombre de bistrots à Bouzillé. On arrive dans la première partie
du 20ème siècle au chiffre ahurissant de 18 estaminets. Ce
total doit être quand même être relativisé car ils n’ont pas
tous été ouverts en même temps.
Inscription à :
Articles (Atom)

