lundi 15 mars 2021
Renée, une passionnée d'histoire locale
lundi 1 mars 2021
Croix et calvaires
Ces édifices religieux font partie du patrimoine de Bouzillé : notre association en a recensé une vingtaine et elle a apposé une plaque explicative pour chacun d’eux.
Pourquoi nos anciens se sont-ils
impliqués dans ces constructions ?
- Dans beaucoup de cas, c’est l’expression des croyances des familles, parfois pour formuler un vœux, comme le retour d’un prisonnier de guerre en Allemagne, parfois pour remercier de la guérison d’un malade.
- Une croix peut être aussi élevée pour commémorer un épisode tragique : on pense à la croix René Albert, jeune de Saint Laurent du Mottay, abattu par les Allemands en août 1944.
- Un
calvaire a une signification politique, dans le cas de la croix de Gibot
financée par le conseil municipal, en signe d’opposition au régime en place à
l’époque.
-
Enfin, les croix de mission marquaient la clôture de ces temps forts de la vie
religieuse des paroisses. Elles sont spectaculaires et marquent le paysage.
Les matériaux diffèrent : du métal de la croix de Gibot, au bois du calvaire du Fossé Neuf ou au béton des croix de mission.
Si on remonte dans
le temps, deux édifices méritent notre attention :
- le calvaire du
Fossé Neuf, près de la Cabane : daté de 1781, il a été relevé plusieurs
fois.
- la très belle croix du Fresne, en granite, ajourée en son
centre. C’est l’ancienne croix du cimetière. Posée en 1879 au carrefour
de la Paragellerie et du Fresne, elle avait été déplacée en 1996 sur un terrain
mis à disposition par Gilles Brevet. Suite à une opération immobilière, elle va
être placée dans un lieu où elle ne risque pas de gêner le voisinage.
lundi 15 février 2021
Des Bretons à Bouzillé
Issus d’une vieille famille noble du nord de la Bretagne, les Sioc’han de Kersabiec s’installent aux Grandes Rheinières au début des années 1820.
En 1826, le comte Charles de Kersabiec
(1797-1854) fait partie des dix propriétaires les plus imposés de Bouzillé. Il
est nommé maire de la commune en 1827 secondé par son adjoint, un nommé
Courgeon. Il démissionne en octobre 1830. Farouche partisan du roi
Charles X, il refuse de prêter serment au nouveau roi Louis-Philippe. Il est
alors remplacé par le comte Luc-Jean de Gibot.
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| Des gueules à l'annelet d'or traversées par 4 fers de lance réunis en sautoir |
lundi 11 janvier 2021
2020, entre pluie et chaleur
Les relevés, faits comme tous les ans dans le quartier des Clérambaults confirment la tendance observée plus généralement en France : il fait globalement plus chaud : voir la canicule du dernier été, mais il pleut davantage.
Le total annuel des pluies en 2020 est le plus élevé depuis l’année 1989, puisque c’est la première fois qu’il dépasse le mètre d’eau : 1015 mm. plus exactement.
Les trois premiers mois ont été beaucoup plus humides que ceux de 2019. Par contre, le mois de juillet a été particulièrement sec avec seulement 3 mm.
La moyenne annuelle pour les dix dernières années, 817 mm. est supérieure aux deux dernières décennies.
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Année 2020 |
Précipitations |
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Janvier |
112 mm. |
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Février |
113 mm. |
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Mars |
114 mm. |
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Avril |
60 mm. |
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Mai |
60 mm. |
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Juin |
95 mm. |
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Juillet |
3 mm. |
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Août |
63 mm. |
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Septembre |
65 mm. |
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Octobre |
141 mm. |
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Novembre |
58 mm. |
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Décembre |
131 mm. |
dimanche 20 décembre 2020
Les grandes Rheinières
On trouve le lieu orthographié de plusieurs façons. La carte de Cassini, à la fin du XVIIIème siècle l’écrit Rignières. On va trouver plus tard les Rinières, les Resnières, les Rainières ou les Reinières.
Il n’est pas étonnant que cet ensemble ait attiré les notables de Bouzillé et des environs. La plus ancienne trace d’occupation date du milieu du XVIIIème siècle avec Marie Goyneau de Saint Martin. En 1781, Brichet, président du grenier à sel de Saint Florent le Vieil y est établi. Il est remplacé, au début de la Révolution, par Louis Delaunay, trésorier au district de Saint Florent, puis par un nommé Chicoteau, homme d’affaires des moines de Saint Florent.
En 1810, on trouve trace, aux archives, du maire de Bouzillé, Joseph d’Andigné. En 1817, il est fait mention de François Mangar, notaire. Au début des années 1820, les Sioc’han de Kersabiec s’installent aux Grandes Rheinières. (Nous reparlerons de cette famille dans un prochain article).
Dans la deuxième moitié du XIXème siècle, c’est la résidence de Théophile Angebault qui gère les fours à chaux de Bouzillé avec les frères Gontard. En 1883, les archives signalent la naissance aux Grandes Rheinières de Yvonne Allard de Grandmaison dont l’arrière-grand-père était receveur de gabelle à Amboise.
Au début du XXème siècle, c’est une autre famille Allard qui occupe les lieux. Beaucoup se souviennent de Jean et de sa fille Marie-Thérèse. Depuis quelque temps, un jeune couple a entrepris des travaux de restauration qui vont permettre aux Grandes Rheinières de retrouver leur splendeur d’antan.
lundi 30 novembre 2020
Et si on parlait météo ?
Le parler local avait des expressions bien « de chez nous » pour parler de la pluie et du beau temps. Monique Bouchereau nous en a fait un choix des plus savoureux.
1793, la Virée de Galerne a conduit les armées vendéennes en Normandie, à Granville. « Oul est ben nouère en basse galarne, j’allons mouiller ! » que l’on peut traduire par : c’est bien noir au nord-est, il va pleuvoir !




