lundi 15 juin 2020

Quand Bouzillé fait son cinéma (2)


Après Ces dames aux chapeaux verts  à la Mauvoisinière, c’est la Bourgonnière qui accueille un film Adolphe ou l’âge tendre, adaptation du roman Adolphe de Benjamin Constant, écrit au début du XIXème siècle.
Le metteur en scène, Bernard Toublanc-Michel, né à Ancenis, a choisi pour son film, plusieurs lieux de tournage : Ancenis, Le Cellier et le château de la Bourgonnière à Bouzillé.

La distribution est de grande qualité : aux côtés de l’actrice suédoise Ulla Jacobsson, on retrouve Philippe Noiret et Jean-Claude Dauphin (voir photo).
Ce tournage s’est déroulé au cours de l’hiver 1967, particulièrement froid. Marc Robin se souvient de la Rolls Royce, une Silver Cloud, du producteur, ayant bien des difficultés à monter la côte du Pressoir Neuf à cause de la neige ou du verglas et d’une actrice frigorifiée demandant au grand-père Guilbault de venir se réchauffer à la cheminée de la ferme de la Bourgonnière.
Sorti à l’été 1968, le film n’a pas eu le succès national escompté. Les événements de mai et juin 1968 ont éclipsé la sortie d’ Adolphe ou l’âge tendre.
Néanmoins, le cinéma Eden d’Ancenis a programmé une vingtaine de séances pour satisfaire la curiosité des spectateurs de la région.

mardi 2 juin 2020


C’est en 1792, au début de la Révolution Française, que les habitants de Bouzillé ont élu leur premier maire, un maître-maçon, Jacques Badreau.
Depuis la création des communes nouvelles, il faut parler de maire-délégué et c’est Stéphane Lallier qui a inauguré cette nouvelle fonction.
Le 15 mars 2020, les électeurs ont du voter pour des listes « Orée d’Anjou », comprenant chacune 53 candidats issus des 9 communes.
C’est la liste d’Aline Bray qui l’a emporté avec 52,90 % des voix devant la liste de Guylène Leservoisier avec 47,10 %.
A Bouzillé, c’est la liste Leservoisier qui est arrivée en tête avec 53,13 % des voix. 

 Ces élections ont été marquées par un très fort taux d’abstentions au niveau national et local. A titre de comparaison, à Bouzillé, en 2014, avec une seule liste, la participation a été de 68,83 %. En 2020, avec deux listes en présence, la participation a chuté à 41,46 %.

Certes, la crise du coronavirus a pu dissuader certains  d’aller voter. Mais cela n’explique pas une aussi faible participation. Les électeurs ont été, parfois, désorientés ou démobilisés par un vote portant sur des listes où figuraient des gens d’autres communes qu’ils ne connaissaient pas. 


Au bout du compte, c’est Jean-Claude Moreau, voir photo, qui remplira les fonctions de maire-délégué, assisté d’Anne Bouchereau, Agnès Cabrita, Frédéric Eugène et Myriam Robin.
Bon courage à nos nouveaux élus !

jeudi 7 mai 2020

Quand Bouzillé fait son cinéma (1)


Les châteaux de Bouzillé, la Mauvoisinière et la Bourgonnière, ont servi de cadre au tournage de deux films. Ces dames aux chapeaux verts est l'un d'entre eux.
Ce film est tiré du roman de Germaine Acremant, écrit en 1922, qui raconte l’histoire d’Arlette, une orpheline qui est recueillie en province par quatre vieilles filles.

En 1936, le réalisateur Maurice Cloche installe son équipe de tournage, les actrices et les acteurs, à la Mauvoisinière. En effet, les propriétaires du domaine, Charles Pousset et sa femme ont des actions dans la société de cinéma, Pathé. Les stars de l’époque, Marguerite Moreno et Pierre Larquey, tournent les extérieurs du film à la Mauvoisinière.

Une projection est organisée à Ancenis dans la salle de cinéma de la rue Tartifume. Les cars Lefort organisent le déplacement pour les habitants de Bouzillé.

Depuis des années, notre association, le Groupe d’Histoire Locale et du Patrimoine, se bat pour obtenir une copie de ce film afin de le présenter aux Buzilliacéens. Jusqu’à ce jour, nos efforts ont été vains mais nous persévérons.

jeudi 9 avril 2020

mardi 7 avril 2020

La Croix de Gibot




Dans notre série de cartes postales, voilà un paysage qui n’a pas beaucoup changé. Il manque les lignes électriques : cette photo a donc été prise avant la guerre de 1914.

Le calvaire a été édifié en 1851 et payé par les membres du conseil municipal de l’époque. Une inscription en latin sur le socle  In hoc signo vincemus qui signifie  Par ce signe (la croix) nous vaincrons ! 

Comment expliquer cette déclaration belliqueuse ? Il faut se replonger dans le contexte politique de l’époque.
En 1848, le roi Louis-Philippe a été chassé et la Deuxième République a été proclamée. La chute du roi n’a pas été appréciée par les conseillers royalistes, en particulier par le comte Luc-Jean de Gibot qui était jusque là le maire. Le rôle du comte a été d’autant plus grand dans cette construction que c’est son régisseur, Oger de l’Isle, qui occupe maintenant le poste de maire.

Sur le socle sont gravés les noms des conseillers qui ont participé financièrement à cette élévation. Deux exceptions : un conseiller a refusé de payer : Benjamin Poilâne, tonnelier dans le bourg. A l'inverse, Edouard Chupin, médecin à Montrevault, qui n’était pas conseiller, s’est associé aux membres du conseil.

Alors pourquoi ce nom la croix de Gibot ? Le calvaire s’étant abattu sans qu’on sache pourquoi, il a été relevé en 1877 par la marquise Mary-Jane de Gibot, née Mac Allister et veuve de Luc-Anatole de Gibot.
L’entourage a disparu quand a eu lieu, dans le terrain à l’arrière, la construction, en 1925, de l’école Saint-Luc devenue la bibliothèque municipale.

mercredi 4 mars 2020

Travaux de la Chapelle Sainte-Sophie



 





Depuis plusieurs mois, les visiteurs entrant dans le square de Gibot ont pu remarquer des échafaudages autour de la chapelle.

En effet, la commune de Bouzillé a entrepris la restauration de la couverture de l’édifice. Cette décision a été applaudie des deux mains par notre association. Les différents corps de métiers, les tailleurs de pierre, les couvreurs, les ferronniers n’ont pas été gâtés par les mauvaises conditions climatiques de l’automne et de l’hiver : pluie et vent ont ralenti l’avancement du chantier.
Mais, à la fin du printemps, la chapelle aura retrouvé sa splendeur, avec la pose d’une magnifique couronne comtale de plus d’une tonne.

 Le financement de l’opération a été couvert, en partie, par des subventions de la Direction Régionale des Affaires Culturelles, de la Région des Pays de la Loire et de l’Association Saint Pierre. Son président, Jean-Paul Morinière a remis au maire Stéphane Lallier, le chèque prévu pour la restauration. Monsieur le maire a remercié chaleureusement Jean-Paul et les membres de l’association pour cette participation, en insistant sur le fait que, d’habitude, c’est la commune qui verse des subventions et non l’inverse.

Jean-Paul, dans sa réponse, avec humour, a répondu que ce n’était pas parce qu’il est ébéniste que le chèque est en bois. Il a aussi insisté sur la qualité du chantier en précisant combien la transmission des savoirs des artisans était importante.

Le blog, prochainement, racontera l’histoire de cette chapelle très originale.


mardi 11 février 2020

La voyette des jardins, le passage de la galerne...


De prime abord, ces noms ne vous disent rien, sans doute... Eh bien ! Il faudra vous y habituer car ils vous seront familiers dans quelque temps.

En effet, le conseil municipal de Bouzillé a demandé à notre association d’attribuer des noms à une quinzaine de passages, ruelles ou places qui en étaient dépourvus. Certain étaient évidents : la place du presbytère ou le passage du pré de la cure. Le groupe d’histoire locale, après de longues et fructueuses délibérations a proposé à la commune une liste tenant compte de l’histoire locale, comme la place du Cours Saint Pierre ou le passage de la Cour Baudron, ou d’une activité artisanale comme  la ruelle du fournil  du boulanger.

Enfin, notre association avait été le théâtre de tant de discussions passionnées à propos d’une sympathique carotte sauvage qu’il nous est paru indispensable de nommer une ruelle le passage des abernotes.

Quand les panneaux seront mis en place, à vous de découvrir ces nouvelles appellations.