vendredi 18 septembre 2020

Vue du bourg

A droite de la photo, on distingue la scierie des frères Bondu, Fernand et Gilbert.

Cette photo marque la fin de la série des reproductions de cartes postales que notre association a placées dans le bourg.

Les fils électriques datent la prise de vue : c’est après 1913.

Au premier plan, la maison et l’atelier de Jean Macé : c’est le dernier tisserand à avoir exercé son activité à Bouzillé. Le tissage a employé beaucoup de personnes dans la commune. En effet, on a dénombré, au XIXème siècle et dans la première moitié du XXème 30 tisserands. N’oublions pas que notre commune appartient aux Mauges où le textile a été très important. A droite de la maison est accolé un pressoir. Cette ensemble est aujourd'hui un salon de coiffure.

 

lundi 24 août 2020

Découvrez un épisode méconnu pendant la seconde guerre mondiale

L’action qui aurait pu avoir des conséquences dramatiques se passe en août 1944. Les Alliés ont atteint la rive nord de la Loire alors que les Allemands sont encore à Bouzillé.

Serge Nigrowsky a souvent entendu son beau-père, Pierre Plard, lui raconter cette histoire :

 Un jeune de Bouzillé, Alphonse Vincent (voir photo) est réquisitionné pour transporter la nourriture des

Allemands basés à Saint-Florent le Vieil. La cuisine centrale se tenait alors derrière la maison Julien. Accompagné d’un vieux réserviste, Alphonse conduit le cheval et les voilà partis sur leur break à quatre roues du père Allard.

Entre Bouzillé et le Marillais, des maquisards abattent le soldat. Quand Alphonse arrive à Saint-Florent, fureur des Allemands qui parlent déjà de représailles et de prises d’otage.

Alphonse est terrorisé, mais il a l’idée de génie de raconter que c’est une patrouille américaine, ayant franchi la Loire, qui est à l’origine de l’attaque. Il précise même des détails de l’équipement des Américains, en particulier les guêtres autour des brodequins.

Sa version est acceptée par les Allemands, au grand soulagement d’Alphonse et de la population locale. 

Figures bien connues des Buzilliacéens, Alphonse et sa femme Ginette ont, par la suite, tenu le bar où se trouve actuellement le Jack’son.

vendredi 24 juillet 2020

Un couronnement spectaculaire !


Le lundi 22 juin 2020, une grue a posé l’imposante couronne en fonte d’un poids de 800 kilos sur le dôme de la chapelle Sainte Sophie dans le square de Gibot. C’est une couronne comtale, reconnaissable à ses boules au bout des piques. En effet, elle a été commandée par le comte Luc-Jean de Gibot. 

Cette opération marque la fin des travaux de restauration de cet édifice religieux original. Sous la direction de Valérie Legrand, architecte des Monuments de France, les entreprises Hory-Chauvelin, maçonnerie-taille de pierre, d’Avoine en Indre et Loire, Gohard, couverture de Bouchemaine et Couliou frères, serrurerie, de Denée ont restauré la couverture de la chapelle. 

Les travaux ont été financés à 75 % par diverses subventions de la Direction des Affaires Culturelles de Maine et Loire, de la Région des Pays de la Loire et de l’Association Saint Pierre. 

Le Groupe d’Histoire Locale et du Patrimoine qui avait depuis longtemps entrepris des démarches pour cette restauration et son financement remercie chaleureusement la commune de Bouzillé et l’ASP pour avoir redonné à la chapelle son éclat d’autrefois.

lundi 15 juin 2020

Quand Bouzillé fait son cinéma (2)


Après Ces dames aux chapeaux verts  à la Mauvoisinière, c’est la Bourgonnière qui accueille un film Adolphe ou l’âge tendre, adaptation du roman Adolphe de Benjamin Constant, écrit au début du XIXème siècle.
Le metteur en scène, Bernard Toublanc-Michel, né à Ancenis, a choisi pour son film, plusieurs lieux de tournage : Ancenis, Le Cellier et le château de la Bourgonnière à Bouzillé.

La distribution est de grande qualité : aux côtés de l’actrice suédoise Ulla Jacobsson, on retrouve Philippe Noiret et Jean-Claude Dauphin (voir photo).
Ce tournage s’est déroulé au cours de l’hiver 1967, particulièrement froid. Marc Robin se souvient de la Rolls Royce, une Silver Cloud, du producteur, ayant bien des difficultés à monter la côte du Pressoir Neuf à cause de la neige ou du verglas et d’une actrice frigorifiée demandant au grand-père Guilbault de venir se réchauffer à la cheminée de la ferme de la Bourgonnière.
Sorti à l’été 1968, le film n’a pas eu le succès national escompté. Les événements de mai et juin 1968 ont éclipsé la sortie d’ Adolphe ou l’âge tendre.
Néanmoins, le cinéma Eden d’Ancenis a programmé une vingtaine de séances pour satisfaire la curiosité des spectateurs de la région.

mardi 2 juin 2020


C’est en 1792, au début de la Révolution Française, que les habitants de Bouzillé ont élu leur premier maire, un maître-maçon, Jacques Badreau.
Depuis la création des communes nouvelles, il faut parler de maire-délégué et c’est Stéphane Lallier qui a inauguré cette nouvelle fonction.
Le 15 mars 2020, les électeurs ont du voter pour des listes « Orée d’Anjou », comprenant chacune 53 candidats issus des 9 communes.
C’est la liste d’Aline Bray qui l’a emporté avec 52,90 % des voix devant la liste de Guylène Leservoisier avec 47,10 %.
A Bouzillé, c’est la liste Leservoisier qui est arrivée en tête avec 53,13 % des voix. 

 Ces élections ont été marquées par un très fort taux d’abstentions au niveau national et local. A titre de comparaison, à Bouzillé, en 2014, avec une seule liste, la participation a été de 68,83 %. En 2020, avec deux listes en présence, la participation a chuté à 41,46 %.

Certes, la crise du coronavirus a pu dissuader certains  d’aller voter. Mais cela n’explique pas une aussi faible participation. Les électeurs ont été, parfois, désorientés ou démobilisés par un vote portant sur des listes où figuraient des gens d’autres communes qu’ils ne connaissaient pas. 


Au bout du compte, c’est Jean-Claude Moreau, voir photo, qui remplira les fonctions de maire-délégué, assisté d’Anne Bouchereau, Agnès Cabrita, Frédéric Eugène et Myriam Robin.
Bon courage à nos nouveaux élus !

jeudi 7 mai 2020

Quand Bouzillé fait son cinéma (1)


Les châteaux de Bouzillé, la Mauvoisinière et la Bourgonnière, ont servi de cadre au tournage de deux films. Ces dames aux chapeaux verts est l'un d'entre eux.
Ce film est tiré du roman de Germaine Acremant, écrit en 1922, qui raconte l’histoire d’Arlette, une orpheline qui est recueillie en province par quatre vieilles filles.

En 1936, le réalisateur Maurice Cloche installe son équipe de tournage, les actrices et les acteurs, à la Mauvoisinière. En effet, les propriétaires du domaine, Charles Pousset et sa femme ont des actions dans la société de cinéma, Pathé. Les stars de l’époque, Marguerite Moreno et Pierre Larquey, tournent les extérieurs du film à la Mauvoisinière.

Une projection est organisée à Ancenis dans la salle de cinéma de la rue Tartifume. Les cars Lefort organisent le déplacement pour les habitants de Bouzillé.

Depuis des années, notre association, le Groupe d’Histoire Locale et du Patrimoine, se bat pour obtenir une copie de ce film afin de le présenter aux Buzilliacéens. Jusqu’à ce jour, nos efforts ont été vains mais nous persévérons.

jeudi 9 avril 2020