jeudi 9 avril 2020

mardi 7 avril 2020

La Croix de Gibot




Dans notre série de cartes postales, voilà un paysage qui n’a pas beaucoup changé. Il manque les lignes électriques : cette photo a donc été prise avant la guerre de 1914.

Le calvaire a été édifié en 1851 et payé par les membres du conseil municipal de l’époque. Une inscription en latin sur le socle  In hoc signo vincemus qui signifie  Par ce signe (la croix) nous vaincrons ! 

Comment expliquer cette déclaration belliqueuse ? Il faut se replonger dans le contexte politique de l’époque.
En 1848, le roi Louis-Philippe a été chassé et la Deuxième République a été proclamée. La chute du roi n’a pas été appréciée par les conseillers royalistes, en particulier par le comte Luc-Jean de Gibot qui était jusque là le maire. Le rôle du comte a été d’autant plus grand dans cette construction que c’est son régisseur, Oger de l’Isle, qui occupe maintenant le poste de maire.

Sur le socle sont gravés les noms des conseillers qui ont participé financièrement à cette élévation. Deux exceptions : un conseiller a refusé de payer : Benjamin Poilâne, tonnelier dans le bourg. A l'inverse, Edouard Chupin, médecin à Montrevault, qui n’était pas conseiller, s’est associé aux membres du conseil.

Alors pourquoi ce nom la croix de Gibot ? Le calvaire s’étant abattu sans qu’on sache pourquoi, il a été relevé en 1877 par la marquise Mary-Jane de Gibot, née Mac Allister et veuve de Luc-Anatole de Gibot.
L’entourage a disparu quand a eu lieu, dans le terrain à l’arrière, la construction, en 1925, de l’école Saint-Luc devenue la bibliothèque municipale.

mercredi 4 mars 2020

Travaux de la Chapelle Sainte-Sophie



 





Depuis plusieurs mois, les visiteurs entrant dans le square de Gibot ont pu remarquer des échafaudages autour de la chapelle.

En effet, la commune de Bouzillé a entrepris la restauration de la couverture de l’édifice. Cette décision a été applaudie des deux mains par notre association. Les différents corps de métiers, les tailleurs de pierre, les couvreurs, les ferronniers n’ont pas été gâtés par les mauvaises conditions climatiques de l’automne et de l’hiver : pluie et vent ont ralenti l’avancement du chantier.
Mais, à la fin du printemps, la chapelle aura retrouvé sa splendeur, avec la pose d’une magnifique couronne comtale de plus d’une tonne.

 Le financement de l’opération a été couvert, en partie, par des subventions de la Direction Régionale des Affaires Culturelles, de la Région des Pays de la Loire et de l’Association Saint Pierre. Son président, Jean-Paul Morinière a remis au maire Stéphane Lallier, le chèque prévu pour la restauration. Monsieur le maire a remercié chaleureusement Jean-Paul et les membres de l’association pour cette participation, en insistant sur le fait que, d’habitude, c’est la commune qui verse des subventions et non l’inverse.

Jean-Paul, dans sa réponse, avec humour, a répondu que ce n’était pas parce qu’il est ébéniste que le chèque est en bois. Il a aussi insisté sur la qualité du chantier en précisant combien la transmission des savoirs des artisans était importante.

Le blog, prochainement, racontera l’histoire de cette chapelle très originale.


mardi 11 février 2020

La voyette des jardins, le passage de la galerne...


De prime abord, ces noms ne vous disent rien, sans doute... Eh bien ! Il faudra vous y habituer car ils vous seront familiers dans quelque temps.

En effet, le conseil municipal de Bouzillé a demandé à notre association d’attribuer des noms à une quinzaine de passages, ruelles ou places qui en étaient dépourvus. Certain étaient évidents : la place du presbytère ou le passage du pré de la cure. Le groupe d’histoire locale, après de longues et fructueuses délibérations a proposé à la commune une liste tenant compte de l’histoire locale, comme la place du Cours Saint Pierre ou le passage de la Cour Baudron, ou d’une activité artisanale comme  la ruelle du fournil  du boulanger.

Enfin, notre association avait été le théâtre de tant de discussions passionnées à propos d’une sympathique carotte sauvage qu’il nous est paru indispensable de nommer une ruelle le passage des abernotes.

Quand les panneaux seront mis en place, à vous de découvrir ces nouvelles appellations.

mercredi 22 janvier 2020

Météo 2019 : une année contrastée


Les trois premiers trimestres de l’année 2019 ont été peu arrosés.
La sécheresse a été accentuée par la canicule qui nous a frappés dès la fin juin et pendant tout l’été avec ses conséquences spectaculaires : prés et pelouses grillés, interdictions d’arrosage et Loire au plus bas.

Mais, le retour des pluies, fin septembre, a comblé le déficit du reste de l’année. En effet, octobre, novembre et décembre ont accumulé autant de pluie que le reste de l’année. D’ailleurs, le dernier trimestre 2019 est le plus arrosé depuis 1989, ce qui a permis de recharger les nappes phréatiques.

Le total des précipitations en 2019 s’établit donc à 864 mm. certes en baisse par rapport à l’année 2018, mais bien au-dessus de la moyenne des trente dernières années qui s’établit à 776 mm.

A titre de rappel, sur la même période, c’est en 2005 que le total des pluies avait été le plus bas avec 519 mm.

Janvier
37 mm
Février
63 mm
Mars
72 mm
Avril
47 mm
Mai
39 mm
Juin
56 mm
Juillet
13 mm
Août
43 mm
Septembre
65 mm
Octobre
134 mm
Novembre
181 mm
Décembre
114 mm

                     soit un total de 864 mm

lundi 6 janvier 2020

La grand'rue




Dans notre série « les cartes postales du vieux Bouzillé », voici la grand’rue.
Le cliché a été pris depuis le parking près de la Maison des Souvenirs, en direction du bas du bourg.
On voit des potelets sur les maisons : la photo a donc été prise après 1913, date de l’arrivée de l’électricité dans la commune.
A droite, au premier plan, les enfants posent sur le muret de l’épicerie des sœurs Lemerle, l’une des nombreuses épiceries de la commune ; la maison a fait partie de l’ensemble démoli pour créer les locatifs de la rue d’Anjou.
Au premier plan à gauche, c’était la maison de Dominique Huchon, (voir photo).

Personnage original, il élevait des cochons d’Inde qu’il livrait à la gare d’Ancenis, direction l’Institut Pasteur à Paris. Son véhicule à trois rues, le Tempo, était une curiosité de la commune. Dominique était aussi un photographe amateur qui a fourni une collection très intéressante de clichés : les habitants de la commune venaient se faire prendre en photo dans la cour de sa maison.
A sa mort, dans les années 1980, la commune s’est rendue propriétaire de sa demeure et de son jardin pour y installer la supérette et le parking attenant.
 





dimanche 29 décembre 2019

La foire aux vins

Une dégustation appréciée !
La foire aux vins a été pendant des décennies un événement marquant du début d’année à Bouzillé. 

Cette sympathique manifestation, appelée aussi concours des vins, a été longtemps organisée par le Comité des Fêtes qui déléguait ses plus fins gourmets dans les caves pour apprécier les différents crus, comme sur la photo, chez Robert Vincent à la Vasinière.
Le premier concours des vins de Bouzillé s’est déroulé en mars 1954. 55 bouteilles ont été départagées par un jury de connaisseurs des communes voisines. La lecture, solennelle, du palmarès s’est déroulée dans la salle du Patronage. Monsieur le maire, Henri de Saint Pern avait invité le député de la circonscription, M. Catroux, le sénateur, M. de Villoutreys et le sous-préfet de Cholet.
Sur les 24 exposants en Muscadet, c’est Pierre Poilâne de Sainte Catherine qui a été récompensé. En Gamay, le premier prix est revenu à Louis Houdebine, le bourrelier du bourg. D’autres cépages ont été couronnés comme le 54/54, l’Oberlin, le Léon Millot, le Bacco, l’Abondance ou le Rayon d’Or.
Le dernier concours des vins de Bouzillé a eu lieu en l’an 2000.