Cette orchidacée (Ophrys
apifera) présente dans le Maine et Loire sur les massifs
calcaires, se retrouve à Bouzillé au voisinage de la carrière
Sainte Catherine. Très discrète (20-50 cm de haut) nous pouvons
l’observer au niveau des accotements et talus routiers herbacés.
Elle se repère toutefois grâce à ses couleurs chatoyantes
composées de rose, de blanc et de brun parmi les herbes vertes.
Cette plante tubéreuse porte une unique tige en mai-juin qui
accueille de 3 à 10 fleurs de 2,5 cm de large.
dimanche 17 novembre 2019
Un castor difficile à observer
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| Castor fiber |
Le castor d’Europe (Castor fiber) est une espèce de mammifère semi-aquatique protégé qui fréquente depuis quelques années, la boire Sainte Catherine. Difficile à observer du fait de son activité nocturne, c’est grâce à ces traces que nous pouvons constater sa présence. Il se nourrit principalement à partir des plantes de la famille des salicacées (saules et peupliers).
Il peut se contenter décorcer les arbres comme nous pouvons le voir sur la photo, ou de tailler les arbres en crayon jusqu’à des diamètres de 50 cm.
Il est bien différent du ragondin par la taille (80 à 120 cm de long, 20 à 40 kilos) par sa morphologie (une queue plate et des pattes postérieures palmées,...) et par son comportement familial et alimentaire. Contrairement à son cousin le castor américain, celui ci ne réalise pas de barrage sur les rivières mais des huttes-terriers sur les berges qu’il construit pour s’abriter et élever sa progéniture.
Il est bien différent du ragondin par la taille (80 à 120 cm de long, 20 à 40 kilos) par sa morphologie (une queue plate et des pattes postérieures palmées,...) et par son comportement familial et alimentaire. Contrairement à son cousin le castor américain, celui ci ne réalise pas de barrage sur les rivières mais des huttes-terriers sur les berges qu’il construit pour s’abriter et élever sa progéniture.
lundi 14 octobre 2019
Les conscrits
A Bouzillé, comme dans la
plupart des communes de la région, la bringue des
conscrits était une véritable institution.
Petit rappel pour
commencer, les conscrits et les conscrites sont les garçons et les
filles nés la même année.
La bringue se déroulait l’année des dix-huit ans : c’était
une semaine passée à parcourir la commune, le plus souvent
fortement alcoolisé(e)s.
Il y avait tout un
cérémonial. D’abord la plaque portant l’année de la
classe : sur la photo, ce sont les garçons de la classe 1951,
c’est-à dire ceux qui sont nés en 1931. Ensuite, la bourse
fabriquée par l’aînée des filles de la classe et portée par
l’aîné des garçons. Enfin, les chapeaux décorés de
rubans tricolores.
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| Les reconnaissez-vous ? |
La joyeuse troupe déambulait en poussant ou en tirant une carriole destinée à recueillir, au hasard des maisons visitées, des œufs, parfois des poules ; le peu d’argent était placé dans la bourse.
Les conscrits mangeaient chez les conscrites et, le soir, la paille des granges était bien utile pour récupérer des abus de la journée.
Les conscrits mangeaient chez les conscrites et, le soir, la paille des granges était bien utile pour récupérer des abus de la journée.
A la fin de la semaine, conscrits et conscrites se retrouvaient pour passer un bon moment autour d’un bon repas. Parfois, il arrivait que la conscrite qui avait confectionné la bourse invitait chez elle ses conscrits qui, en retour, lui offraient un cadeau.
A Bouzillé, la classe 70, Guy Alligand, Serge Augusseau, Claude Guilbault et André Poupard a été la dernière à entretenir cette tradition, bien avant que le président Jacques Chirac, en 1997, ne suspende la conscription et, par la même, supprime le service militaire obligatoire.
A Bouzillé, la classe 70, Guy Alligand, Serge Augusseau, Claude Guilbault et André Poupard a été la dernière à entretenir cette tradition, bien avant que le président Jacques Chirac, en 1997, ne suspende la conscription et, par la même, supprime le service militaire obligatoire.
Roger Chauvière, Jean
Lefort, Robert Vincent, Hubert Tobie
En bas :
Guy Fillion,
Serge Viau, Marcel Lemâle
vendredi 4 octobre 2019
De la chaussure à Barbe bleue
La traditionnelle sortie de l’association s’est déroulée le
samedi 7 septembre. La matinée a été consacrée au très
intéressant Musée de la Chaussure à Saint André de la
Marche. Le guide a su capter l’attention des participants en
détaillant les différentes étapes de la fabrication de la
chaussure. Cette activité a longtemps marqué la vie des Mauges :
la plupart des villages avaient leur usine de « godasses ».
Les Buzilliacéens se souviennent de l’usine en face l’église
qui dépendait de la Sacair de St Macaire en Mauges. Maintenant la
fabrication a pratiquement disparu dans la région : dommage
quand on sait que 500 millions de paires de chaussures sont vendues
en France chaque année !
A quelques kilomètres, le château de Tiffauges :
deuxième étape de la randonnée. Cette redoutable
forteresse a
appartenu, au début du XVème siècle à Gilles de Rais, compagnon
de Jeanne d’Arc, assimilé à l’horrible Barbe Bleue des contes
de notre enfance. Films, conférence, combats de chevaliers,
démonstrations de machines de guerre du Moyen Age dont le fameux
« couillard », il n’en fallait pas plus pour occuper
l’après-midi.
Les participants, ravis de leur journée, ont déjà inscrit à
leur calendrier la prochaine sortie en 2020.
lundi 9 septembre 2019
Journées du patrimoine
Samedi 21
et dimanche 22 septembre 2019
De 14 h. à
18 H.
Visite
commentée
de la
maison des Souvenirs.
Rue
d’Anjou à Bouzillé
Entrée
gratuite.
lundi 26 août 2019
La place du lavoir
Dans
notre série « les cartes postales du vieux Bouzillé »,
nous voici au bas de la rue des Mutreaux, face à la place du
Maréchal Joffre, appelée autrefois la place du lavoir.
En
effet, à cet emplacement existait un lavoir, alimenté par le
ruisseau du Chaput, creusé dans la deuxième partie du XIXème
siècle. En 1955, il a été remplacé par un lavoir en
ciment, lui-même démoli en 1977, lorsque les machines à laver ont
fait une entrée en force dans les maisons du bourg. A la place, le
parking a été tracé.
De
prime abord, le paysage n’a pas beaucoup changé. L’église domine majestueusement cette partie du bourg.
A gauche de la photo, se
dresse toujours la belle maison construite pour sa fille par
Théophile Brochet dont on retrouve les initiales TB sur les
ferrures de la cheminée.
Pourtant, toute une activité commerciale et artisanale a disparu de
ce quartier du village. Il
y a bien longtemps que l’hôtel-restaurant tenu par P.
Morinière dans la maison Brochet a fermé ses portes. Il en reste
une inscription « hôtel » sur la façade nord, du côté
de la supérette.
Au
milieu de la photo, n’existent plus les ateliers de Mélie
Goguet, une forte femme, veuve de guerre. Ses ouvrières ont
travaillé d’abord pour le cartonnage de l’entreprise
Giraudet d’Ancenis puis pour l’usine de chaussures de la
Sacair de Saint Macaire en Mauges.
A
droite de la photo, près de la charrette, Pierre Plard
exerçait la profession de forgeron. Après la guerre 39-45, la
forge a été transférée entre la rue d’Anjou et la rue de
Verdun.
samedi 3 août 2019
Comme on fait son lit, on se couche !
Les
lits campagnards étaient ainsi composés :
- Un grand sac en forte toile, coutil, rempli de paille, paillasse, ou de balle d’avoine plus douce que celle du blé, balline,
- Un deuxième sac plein des duvets séchés des volailles, couette. Les oreillers étaient aussi bourrés des petites plumes et étaient recouverts d’une ensouillure, taie. Les draps de grosse toile étaient tissés avec de la filasse, fibres extraites de l’écorce du chanvre broyé,
- Un matelas, couvre-pied,garni de laine de mouton cardée.
Quand c’était nécessaire, la ménagère faisait mettre de côté
paille ou balle au moment des batteries et avait soin de faire sécher
le duvet des volailles qu’elle sacrifiait pour un repas.
Le tout était posé sur des lattes de bois épaisses et solides.
Au-dessus du lit, une barre de fer soutenait un baldaquin ciré comme
le bois du lit. Des rideaux y étaient accrochés et, le soir, on les
fermait pour protéger l’intimité, le sommeil des dormeurs et
garder une chaleur toute relative dans les grandes pièces de
l’époque chauffées simplement par la cheminée dans la journée.
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